Sunday, February 11, 2007

Condamner le pouvoir communiste vietnamien

COMITE POUR LES DROITS DE L'HOMME AU VIETNAM
THE COMMITTEE FOR HUMAN RIGHTS IN VIETNAM
B.P. 648 BUU DIEN BO HÔ, HA NOI, VIETNAM
Email : humanrightsvn@mail.com
www.humanrightsvn.blogspot.com

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Hanoi, le 9-2-2007


Du 3-2-07 jusqu'à aujourd'hui le pouvoir communiste vietnamien a lancé et continue toujours une vaste opération contre les militants pour la démocratie connus comme Me Nguyen Van Dai, qui venait de recevoir le prix estimé Hellman-Hammett de l’organisation Human Rights Watch, l’avocate Nguyen Thi Cong Nhan, les ingénieurs Bach Ngoc Duong, Pham Van Troi et trois employés de l’étude d’avocats Thien An. Au cours de cette opération le pouvoir communiste vietnamien a perquisitionné sans mandat le siège de l’étude et emporté deux disques durs de PC et deux caisses de documents. Il a aussi fouillé illégalement le domicile de Me Cong Nhan, emporté un ordinateur et une caisse de documents. Ces mêmes autorités ont interrogé les avocats Van Dai et Cong Nhan sans répit depuis le 3-2-07, et continue aujourd'hui toujours (9-2-07) à le faire.

Plus grave encore, elles ont appliqué des méthodes de terreur déjà employées dans les années 50 du XXè siècle, à savoir : faire subir à M. Bach Ngoc Duong une séance de « lutte et accusation » (tribunal populaire publique avec humiliations, injures et tortures) devant le domicile même de celui-ci, le 5-2-07, à la fin de laquelle sa famille a été obligée de signer un engagement promettant de consigner elle-même M. Ngoc Duong à domicile.

Au soir du 8-2-07, le pouvoir communiste a convoqué et réuni environ 200 habitants au comité populaire du district Bach Khoa pour faire subir à Me Nguyen Van Dai une séance de « lutte et accusation » , appelée « Conférence du Peuple », avec lecture de son curriculum vitae complet et accusation de réaction et trahison envers la patrie. Durant les deux heures et demie de « lutte et accusation » Me Dai était obligé de garder le silence. Pour conclure ils ont décidé que Me Dai avait commis deux délits décrits aux articles 88 et 258 du code pénal. Ils ont proposé de lui retirer sa carte d’avocat et de fermer son étude Thien An et de le soumettre à une enquête rétrospective des ses responsabilités. Ils ont employé toute la violence conjuguée de la police et des extrémistes surexcités pour contraindre Me Dai à signer le procès-verbal, mais celui-ci a déclaré : « Vous pouvez me tuer, mais je ne signerai jamais », à la fin ils y ont renoncé.

Pour faire face à cette croissance de la répression contre des militants de la démocratie et des droits de l'homme, le Comité des Droits de l'homme pour le Vietnam s’est réuni d’urgence dans la nuit du 8-2-07 et a décidé de :

- 1/ Condamner le pouvoir communiste vietnamien d’avoir employé des manœuvres les plus basses pour terroriser les démocrates,

- 2/ Faire appel à tous les compatriotes vietnamiens vivant à l’étranger sans distinction de pays, qu’ils rallient par solidarité le mouvement démocratique général à l’intérieur du Vietnam, et qu’ils invitent les ressortissants de leur pays d’accueil à nous soutenir.

- 3/ Appeler les peuples du monde entier de manifester leur solidarité et leur soutien envers notre lutte pour la liberté, la démocratie et les droits de l'homme.

- 4/ Inviter tous les médias, agences, journaux, radios, télévisions, Internet…, à relayer et à diffuser le présent appel du Comité Pour Les Droits De L'Homme Au Vietnam.

- 5/ Faire appel aux gouvernements de tous les pays, aux organisations internationales de défense des droits de l'homme, qu’ils condamnent ces violations des droits de l'homme perpétrées par le pouvoir communiste vietnamien.


P. le Comité Pour Les Droits De L'Homme Au Vietnam

Nguyen Phuong Anh, Pham Van Troi, Bach Ngoc Duong, Nguyen Cong Ly, Bui Minh Thanh

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